Les grandes convictions s’expriment ou se découvrent le plus souvent face aux grandes épreuves. Personne ne peut désirer les vivre, mais elles se présentent un jour ou l’autre dans la vie, et le plus souvent quand on s’y attend le moins. Les trois compagnons de Daniel faisaient justement face à une épreuve imprévisible qui ne leur offrait en réalité qu’un choix extrême : renoncer à leur Dieu ou périr.

Daniel 3.17-18

Voici, notre Dieu que nous servons peut nous délivrer de la fournaise ardente, et il nous délivrera de ta main, ô roi. Sinon, sache, ô roi, que nous ne servirons pas tes dieux, et que nous n’adorerons pas la statue d’or que tu as élevée.

La déclaration de ces jeunes hébreux face à la menace de mort traduit leur ferme croyance en Dieu. Ils croyaient en la capacité de Dieu de les délivrer de la fournaise. Ils affirmaient ainsi leur totale soumission à la souveraineté de Dieu sur leur vie. Autrement dit, si Dieu choisissait de les laisser mourir, ils accepteraient sa décision. Cependant ce serait un choix de Dieu et non son incapacité de les sauver. Si l’issue est qu’ils en sortent vivants, ils sont prêts. Dans tous les cas, leurs principes spirituels, leurs convictions et espérance vis-à-vis de Dieu ne changeront pas.

Ils établissent le principe que la capacité de délivrance qu’a Dieu ne se définit pas par la délivrance qu’il pourrait ponctuellement leur accorder.  Autrement dit, Dieu n’est pas Dieu seulement s’il me délivre de ma douleur. Il le demeure même s’il ne me délivre pas, moi.

Ce principe s’étend à tous les autres domaines de la vie du croyant dans sa relation avec le Créateur. Le fait que Dieu ne nous délivre pas d’un danger donné n’enlève rien à sa capacité de le faire et à son amour pour nous. Dieu restera le Dieu de la guérison, même s’il ne me guérit pas, moi. Quand je souffre, ou quand quelqu’un décède dans ma famille, cela ne veut pas dire que Dieu a perdu sa puissance de délivrance.

En ces jours sombres que traverse le monde, il est fort probable que nous soyons affectés.  Aussi, que des personnes qui nous sont chères soient touchées directement par la pandémie actuelle. Nos entreprises ou nos mouvements pourraient prendre de sérieux coups.

Dieu peut nous délivrer ou nous épargner de toutes ses choses. Mais, même s’il ne nous délivre pas, il est reste pour nous le Dieu tout-puissant. Il demeure le Dieu d’amour et le Dieu de miséricorde. Nous ne pourrons pas réduire les capacités de Dieu à des victoires dans nos défis ponctuels.  En effet, même si celles-ci sont des encouragements dans la marche chrétienne.

Notre espérance en lui devrait davantage se manifester au moment où ce mal confine toutes les espérances. Garder l’espérance en Dieu, c’est l’affirmer face à l’adversité ou les railleries des ennemis de la foi.

 

Matthieu GUEÏ

Secrétaire Général, GBU Côte d’ivoire

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