Etudiant à l’École Nationale d’Administration du Tchad, Armand doit achever sa formation par le service militaire à l’Ecole des Officiers Interarmées. Une seconde phase de son cursus qui lui octroie le grade de Lieutenant pour l’inspection des Impôts.

Ce temps passé dans le centre d’instruction de Moussoro (Tchad) sera l’occasion extraordinaire pour Armand de vivre sa foi de manière audacieuse. Il raconte comment lui et ses amis chrétiens ont pu proclamer l’évangile par la prière au sein du Groupement des Ecoles Militaires Interarmées (GEMIA).

Stéphane Hilaire

Stéphane Hilaire

Digital Manager IFES/Afrique Francophone

« Le centre d’instruction de Moussoro ne dispose pas d’une aumônerie militaire mais le Seigneur nous a puissamment utilisés pour manifester sa gloire et transformer la vie de nombreux élèves officiers »

Notre vie de prières au camp militaire

Pour la petite histoire, dès notre arrivée, nous étions soumis à un bizutage intense jour et nuit dont je vous épargne les détails. Nous étions bien fatiguer au point où on ne pouvait ni prier, ni méditer au réveil et au couché. Un soir, prenant mon courage à deux mains, j’ai invité les frères du GBU et quelques frères dans la foi que je connais à nous retrouver sous un arbre pour au moins 5 minutes de prières. Nos requêtes était d’exprimer à Dieu notre reconnaissance et demander son secours pour la suite de notre formation. Ainsi, chaque soir nous nous retrouvions à prier plus de 30 minutes au lieu de 5 comme prévu. Au fur et à mesure les jours passaient,  notre nombre ne faisait qu’augmenter.

Comment Dieu a pourvu pour sa Parole au camp militaire

Plusieurs parmi nous  n’avaient pas apporté leur Bible au camp, connaissant déjà les principes militaires. Mais quelques uns les avaient cachés apporté avec des cantiques dans leurs couchages. Grâce à l’entrée clandestine de ces précieux documents  nous dirigions aisément nos moments de prières. Dieu nous a surpris à ce niveau. Il a utilisé l’association internationale Gédéon pour venir nous distribuer des Nouveaux Testaments. Ce fut un grand soulagement car chacun possédait désormais sa Bible pour pouvoir méditer.

La naissance d’une communauté au Camp militaire

On n’avait pas l’autorisation de sortir du camp. Nous avons fait la demande par la foi au commandement de nous accorder une salle de cours pour célébrer le culte les dimanches. Ce qui nous a été accordée. Chaque Dimanche on célébrait le Seigneur. Vu notre amour envers notre Dieu, le commandement nous a même autorisé à sortir le 25 décembre pour aller célébrer la Noël dans une église en ville.

Je vous assure, nous avons passé des moments formidables avec Dieu durant notre formation et nous avons mis sur pieds une cellule dans ce centre avant de rentrer à Ndjamena.

Actions de grâce !

Quelques temps avant la fin de notre formation un culte d’actions de grâce a été organisé. Nous avons collecté argent, vêtements et nourriture pour soutenir les sous-officiers qui continuent leur formation dans ce centre. Selon le commandement, c’était la première fois qu’ils se trouvent  en face d’élèves officiers qui manifestent et témoignent publiquement leur foi en Dieu. C’est la seule promotion qui n’a enregistrée aucun décès, ni fracture.

Merci de rester en prière pour la cellule implantée dans ce centre. Priez surtout pour les démarches administratives auprès des autorités et le dossier relatif à l’implantation d’une aumônerie dans ce centre d’instruction militaire.

Merci infiniment à notre Seigneur Jésus-Christ !

Témoignage du Lieutenant Mbainarem Armand Méro, Inspecteur des Impôts,

Vice-président du Conseil d’Administration de l’Union des Jeunes Chrétiens du Tchad (IFES/GBU Afrique Francophone – Tchad).

Par Stéphane Hilaire.

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